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Invité ce matin à la présentation par Michèle ALLIOT-MARIE, Garde des Sceaux, du Plan de rénovation des centres pénitenciers, je ne peux que regretter, en tant que Maire de la ville qui accueille la plus grande prison d'Europe, l'absence de descriptif de mise en place de ce plan.
Si je salue la prise en compte par Madame la Ministre des problématiques posées par la Commission européenne des Droits de l'Homme sur l'univers carcéral en France, ainsi que ses prises de positions pour améliorer les conditions de vie des détenus, je ne peux que déplorer l'absence de moyens précis annoncés pour la mise en œuvre de ce plan, comme l'absence de prise en considération des conditions de travail des agents.
Si on peut noter une prise de conscience sur la nécessité de dissocier les détenus en fonction des délits qu'ils ont commis, on ne peut qu'être scandalisé par la logique des « cellules psychologiques ». Ces cellules ne sont que la conséquence de la fermeture des hôpitaux spécialisés pour les personnes atteintes de pathologies plus ou moins lourdes et dont la place ne se trouve pas en prison !
Comme élu de la république, je ne peux que rester sceptique face à l'absence totale de prise en compte des conditions de travail des personnels des centres pénitenciers.
Alors même que nous constatons une augmentation continue de la population carcérale, aucun plan de recrutements d'agents pénitenciers n'a été annoncé, ni aucune augmentation salariale au regard de la pénibilité du travail assumée par les agents.
Je réitère ma demande d'une table ronde avec l'ensemble des Maires accueillant un centre pénitencier sur leur territoire en présence des syndicats et je propose un débat public sur une chaine télévisée à Michèle ALLIOT-MARIE sur le fond de cette réforme et les moyens mis en œuvre.
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