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Le mouvement sportif parisien paralysé depuis 15 mois par la grève des agents de la DJS : vers une mort annoncée

Publié le 14/04/2015 à 11:43

Les représentants du sport amateur parisien dénoncent la situation critique du mouvement sportif de la capitale, régulièrement privé d'accès aux infrastructures en raison de la grève menée par l’intersyndicale des personnels ouvriers des stades, gymnases et piscines de la Mairie de Paris depuis le mois février 2014. Dans l'incapacité de tenir les calendriers des compétitions, les clubs et associations sportives de la capitale risquent une fuite massive des adhésions et donc de ne plus être en mesure d'exercer leur mission de régulateur social.

 

Devant la menace que fait peser la grève des agents de la DJS sur l'ensemble du mouvement sportif parisien, Evelyne Ciriegi, Présidente du CROSIF (Comité Régional Olympique et Sportif d'IDF) et de Sports 7, Michel Poupart, Président du CDOS et Marc Vantourout, Président du CD75 Volley et du PAC Omnisports, lancent un message d'alerte, pour la survie du sport amateur parisien.


Depuis une semaine, nous sommes à l'initiative d'une démarche relative à la grève qui impacte lourdement la majorité des associations et clubs sportifs parisiens en raison des fermetures régulières d’équipements : fermeture les dimanches (depuis 15 mois), samedis (depuis janvier) et mercredis (depuis le 1er avril).

Cette grève, qui dure depuis 15 mois, affecte l’ensemble des infrastructures sportives : stades, gymnases, piscines, etc... Aucun type d’équipements n’a été et n’est épargné. Il est temps de dénoncer cette situation aux conséquences délétères.


Afin de rassembler le plus grand nombre de soutiens à notre action, nous avons contacté par mail plus de 60 comités départementaux (CD) qui regroupent plus de 90% des licencié(e)s parisiennes et parisiens toutes activités confondues, allant des plus petits clubs aux plus gros comités, en passant par les fédérations affinitaires, dont les scolaires.

A ce jour les réponses représentent plus de 170 000 licencié(e)s, soit 60% des sportives et sportifs en clubs à Paris. Toutes les réponses vont dans le même sens : si les sportives et sportifs parisiens ne remettent en question ni le fondement de la grève, ni les revendications des agents de la DJS,  ils sont excédés par les modalités d’actions retenues par l’intersyndicale, qui les poussent au bord de l’étouffement.

Ainsi, contrairement à ce qui a pu être dit dans les médias et à ce que clament certains représentants des grévistes, le mouvement sportif parisien ne soutient absolument pas les grévistes dans leurs modalités d’actions.

Tous constatent, avec dépit et une colère qu’il n’est plus possible de contenir, qu’ils sont les premières victimes de l’intersyndicale : en effet, celle-ci a retenu comme principale, voire unique, stratégie d’action l’instrumentalisation du mouvement sportif parisien, quitte à lui nuire gravement. Toutes et tous s’estiment ainsi pris en otages
.

Or, les conséquences de cette grève qui s’éternise sont catastrophiques pour l'ensemble des acteurs du sport parisien. Certaines associations sportives, confrontées à une chute des adhésions, à des demandes de remboursement et à des sanctions sportives de leur fédération, sont concrètement en péril. Déjà, un grand nombre d'éducateurs déplore une perte de salaire, voire la perte pure et simple de leur emploi pour certains. Plusieurs clubs, qui jouent un rôle social majeur, sont menacés de disparaître.

Alors qu’il est question d’accueillir les JO de 2024 à Paris, le mouvement sportif parisien subit sa crise la plus sévère depuis des décennies. Force est de constater, et les signataires le déplorent, qu’une fracture existe maintenant entre bon nombre d’associations et une partie du personnel de la DJS. Cette fracture est profonde, si le retour à un fonctionnement normal n’est pas immédiat, elle risque d’être durable.

Les responsables du mouvement sportif parisien en appellent donc à une prise de conscience générale de la part de tous les acteurs engagés dans la grève et à une résolution rapide du conflit. Faute de quoi, la grande majorité des clubs et associations sportives de la capitale sera condamnée.


A l'occasion de l'assemblée générale du CROSIF, tenue le week end du 11 avril à Fontainebleau, les Présidents des ligues d'Ile de France ont fait part du mécontentement général face à ces fermetures d'équipements et ont apporté tout leur soutien à notre démarche.


Evelyne Ciriegi, Présidente du CROSIF (Comité Régional Olympique et Sportif d'IDF) et de Sports 7
Michel Poupart, Président du CDOS (Comité Départemental Olympique et Sportif)
Marc Vantourout, Président du CD75 volley et du PAC Omnsisports



 

 

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Communiqué publié par Vantourout Marc
le 14/04/2015 à 11:43 sur 24presse.com
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