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Trois programmes de recherche du CHU Dijon-Bourgogne lauréats du PHRC national (hors cancer)

Published on 20/01/2023 à 11:04

Les projets Magica (médecine interne), Esalit (génétique) et Uniloch (traumatologie), promus par le CHU Dijon-Bourgogne, ont reçu le soutien financier du ministère de la Santé dans le cadre du Programme hospitalier de recherche clinique (PHRC) national. Focus sur ces trois projets emblématiques de la capacité du CHU à mener d’ambitieux programmes de recherche.



Magica

Magica est un essai clinique porté scientifiquement par le professeur Samson au sein du service de médecine interne 1 dirigé par le professeur Bernard Bonnotte. Il porte sur l’évaluation du protocole d’arrêt de la prise du Tocilizumab, un médicament utilisé pour traiter la maladie de Horton. Cette maladie, autrement appelée artérite à cellules géantes, est une inflammation des gros vaisseaux sanguins, qui survient généralement après l’âge de 50 ans, dont les symptômes sont la fatigue, des maux de tête et un syndrome inflammatoire important et qui est susceptible d’entraîner de graves complications, en particulier des AVC et, dans 10 à 15 % des cas, une perte de vue à un œil.

"La prise en charge usuelle est la prescription de corticoïdes, efficaces contre la maladie et qui préviennent le risque ophtalmique ou neurologique", explique le professeur Maxime Samson, médecin au sein du service de médecine interne 1.  "Le problème de ce traitement, c’est que, dans 50 % des cas, les patients ne parviennent plus à l’arrêter. Or l’absorption de corticoïdes sur le long terme pose des problèmes, notamment chez les personnes âgées (ostéoporose, hypertension…)." La question qui se pose avec le Tocilizumab, alternative qui a prouvé son efficacité chez les 1500 à 2000 patients qui le prennent, c’est, là encore, la manière de mettre fin au traitement. "Notre essai consiste, pour un bras, à l’arrêter brutalement, pour l’autre, à le stopper progressivement sur six mois." 

L’étude débutera à l’automne 2023 pour une durée de trois ans, ce qui laisse espérer une publication fin 2028. Le CHU Dijon-Bourgogne, promoteur de cet essai, a obtenu 1 million d’euros du PHRC national pour la financer.


Esalit

La variation à risque du gène TBR1 est une maladie rare - à date, une quarantaine de cas décrits dans le monde, deux patients suivis au CHU Dijon-Bourgogne - qui entraîne des troubles du spectre autistique et une déficience intellectuelle. Esalit est un essai thérapeutique promu par le CHU Dijon-Bourgogne qui sera lancé au printemps 2023. Il a pour objectif d’évaluer l’efficacité du sel de lithium dans cette pathologie.

Des études sur modèles animaux réalisées par une équipe américaine, ont montré une amélioration de la connexion des neurones chez les souris atteintes. Le protocole prévoit un essai sur 24 mois, avec la constitution de deux groupes de patients – l’un recevant d’emblée le comprimé de sel de lithium, l’autre un placebo pendant six mois puis le comprimé. Il n’implique pas d’hospitalisation : l’administration du traitement à la dizaine de patients français qui sera inclus dans l’étude se fera à domicile.

"La molécule utilisée pour l’essai est issue d’une collaboration avec l’hôpital Robert-Debré à Paris", précise Sophie Nambot, médecin généticien au CHU. "Il faut souligner l’implication à nos côtés de la pharmacie du CHU de Dijon. » Le projet a été accepté dans le cadre du PHRC national, avec à la clé une somme de 360 000 euros".

Agnès Maurer, responsable-coordination de la recherche en génétique, souligne que, par ailleurs, le CHU Dijon-Bourgogne a obtenu, pour le sel de lithium, une désignation de médicament orphelin de la part de l’Agence européenne du médicament, « une première pour notre CHU, qui donne une visibilité internationale à notre programme de recherche et pourrait permettre, au final, l’obtention d’une autorisation de mise sur le marché européenne ».


Uniloch

Depuis plusieurs années, dans le service d’orthopédie traumatologie du CHU Dijon-Bourgogne dirigé par le professeur Emmanuel Baulot, la fracture de l’humérus est traitée par enclouage en ne "verrouillant" qu’au niveau de l’épaule. Auparavant, rappelle le docteur Pierre Martz, maître de conférences des universités et praticien hospitalier dans le service d’orthopédie traumatologie du CHU, "le verrouillage des clous se faisait à hauteur de l’épaule et du coude. Or, le verrouillage au coude impliquait un risque neurologique avéré du fait de la présence du nerf radial sur le trajet et l’utilisation de rayonnement, avec un risque d’exposition pour le patient et l’équipe médicale." 

Le verrouillage à l’épaule seulement élimine ce risque sans dégrader le pronostic. Du moins, c’est ce que veut prouver l’étude baptisée Uniloch, lancée par le service d’orthopédie traumatologie avec le concours du CIC-P et du docteur Maxime Luu en particulier. "Une étude rétrospective au CHU laisse à penser qu’il n’y a aucune différence statistique sur la consolidation", indique Pierre Martz. "L’étude randomisée doit apporter la preuve de ce que nous avons constaté." 

Uniloch est promu par le CHU Dijon-Bourgogne et mené en association avec cinq CHU (Poitiers, Marseille, Besançon, Saint Etienne, Reims.) et deux centres hospitaliers (Beaune et Chalon-sur-Saône). Il doit inclure 390 patients qui seront suivis pendant trois ans. Le programme, qui sera lancé en fin d’année, s’étalera jusqu’en 2026.


Le CIC, acteur essentiel de la recherche au CHU

Le centre d’investigation clinique plurithématique (CIC-P) est un des services du CHU de Dijon dont la vocation est d’appuyer et d’accompagner les projets de recherche promus par l’établissement. "Nous intervenons dans les programmes PHRC du début à la fin", explique Marc Bardou, chef de service, responsable du CIC-P. "De l’élaboration de la question posée par le projet jusqu’à la publication des résultats." 

Les équipes du CIC appuient les médecins dans la construction des hypothèses et dans l’élaboration du protocole, puis dans l’inclusion des patients, le suivi de ceux-ci, la collecte et le traitement des données - mission dévolue au centre d’investigation clinique - épidémiologie clinique (CIC-EC). Elles jouent ensuite un rôle déterminant dans la recherche de financements, avec l’aide de l’unité de promotion interne située à la Direction de la recherche.

"Il existe de nombreux dispositifs : PHRC mais aussi PHRIP, PREPS, cofinancements de l’Institut national du cancer par exemple…", souligne Marc Bardou. "Nous tenons à remercier les équipes du CIC-P, notamment Marc Bardou et Maxime Luu, indispensables à la conduite du projet Esalit", témoigne par exemple Sophie Nambot.


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Communiqué publié par Direction de la communication
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