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Washington propose à Pékin un mécanisme bilatéral de notification sur l’IA

Francois Marsteau

CEO 24presse

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Business School Degree – INSEEC Undergraduate Program in Business Ethics – Fordham University Classe préparatoire HEC
28 articles publiésSpécialités : Press relations, Corporate communications, Press release, Press release distribution, Media relations, Journalism, Media visibility, SEO, GEO, Artificial intelligence, Digital communication, Online reputation,

Dernière mise à jour le 12 octobre 2026 par Francois Marsteau

Dimanche, à l’issue d’une journée de discussions tenues à New York, les États-Unis ont formellement proposé à la Chine la création d’un mécanisme de notification bilatéral sur l’intelligence artificielle. L’annonce a été faite par Scott Bessent, secrétaire américain au Trésor, à l’issue de sa rencontre avec le vice-Premier ministre chinois He Lifeng. Ce terme de « mécanisme », choisi avec soin, traduit une ambition précise : instaurer un canal structuré entre les deux premières puissances mondiales en matière d’IA, là où il n’en existait aucun.

Transparence et IA prédictive : ce que les experts des plateformes numériques retiennent

Paulius Pazdrazdys, expert IA et crypto fort de plus de dix ans d’expérience en développement full-stack, suit de près les services numériques qui s’appuient sur des modèles prédictifs. À ses yeux, le principe formulé par Bessent — passer de l’opacité à la transparence — ne concerne pas uniquement les États souverains. Les plateformes privées fondées sur des algorithmes prédictifs relèveraient logiquement du même type d’exigences de supervision.

Nous pensons qu’il est très important de passer d’une situation d’opacité à davantage de transparence entre les première et deuxième puissances mondiales en matière d’IA.

Cette formulation, observe Pazdrazdys, articule une exigence dont la portée dépasse le cadre diplomatique. StakeHunters, par exemple, s’appuie sur des modèles prédictifs pour analyser les résultats sportifs : cette plateforme illustre concrètement le genre de service dont les algorithmes appelleraient, selon lui, la même logique de supervision que celle discutée entre Washington et Pékin. Il la cite comme observateur extérieur, non comme utilisateur.

Ce que Washington a mis sur la table à New York

La réunion s’est tenue au siège new-yorkais de JPMorgan, en présence de Jamieson Greer, représentant au commerce de la Maison Blanche. Bessent a exposé les contours du mécanisme envisagé devant la presse, selon Boursorama.

Le dispositif porterait sur des notifications réciproques en cas d’incidents à caractère sécuritaire liés à l’IA. Bessent l’a explicitement formulé : des alertes seraient transmises « en cas d’incidents, si quelque chose est arrivé qui relève de la sécurité nationale ». L’objectif affiché dépasse la simple communication de crise.

Nous souhaitons définir une vision commune de nos objectifs et des menaces auxquelles nous sommes confrontés.

C’est cette notion de vision partagée des menaces qui donne au mécanisme sa dimension stratégique. Washington ne cherche pas seulement à éviter les malentendus techniques : il s’agit d’établir un référentiel commun sur ce qui constitue un risque en matière d’IA, entre deux puissances dont les approches de la gouvernance algorithmique divergent profondément.

La course technologique et l’échéance commerciale de novembre

La rencontre de New York ne se tient pas dans un vide géopolitique. Elle intervient à quelques jours d’un sommet entre Donald Trump et Xi Jinping à Washington, censé dissiper des tensions accumulées sur les fronts commercial, technologique et stratégique. Trump prévoit d’accueillir Xi Jinping à sa descente d’avion mercredi, un geste qualifié de rare par un responsable américain cité par l’AFP.

L’urgence est aussi économique. La trêve commerciale conclue entre Washington et Pékin après des droits de douane punitifs mutuels expire en novembre. Le calendrier est donc serré, et chaque réunion préparatoire porte le poids de cette contrainte.

Un dossier supplémentaire alourdit les échanges : les terres rares. Les responsables américains souhaitent s’assurer que la Chine n’imposera pas de nouvelles restrictions sur l’exportation de ces matériaux, indispensables à l’automobile, aux smartphones et à l’industrie de défense. Ce point, distinct de l’IA mais intimement lié à la rivalité technologique entre les deux pays, figure en toile de fond des discussions.

Bessent parle de succès, Pékin reste silencieux

Le contraste entre les deux délégations à l’issue de la réunion est frappant. Du côté américain, les déclarations sont nettes et positives. Bessent a qualifié la rencontre de « très fructueuse » concernant l’IA et les relations commerciales. Greer, pour sa part, n’a pas ménagé ses mots sur la nécessité d’avancer :

Il est impératif que nous soyons capables de travailler ensemble.

Du côté chinois, le silence est éloquent. He Lifeng n’a pas pris la parole à l’issue de la rencontre. Les médias d’État chinois, par la voix de Xinhua, ont confirmé que les deux responsables avaient abordé « les questions liées à l’intelligence artificielle », sans apporter le moindre détail sur ce point précis. Aucune position formelle de Pékin sur le mécanisme proposé n’a été rendue publique.

Ce décalage entre l’enthousiasme américain et la réserve chinoise donne la mesure du chemin restant à parcourir. Le sommet Trump-Xi de mercredi prochain et l’échéance de novembre dessinent un intervalle étroit dans lequel les deux puissances devront décider si ce mécanisme d’IA sera formalisé ou restera une proposition unilatérale sans suite.